Transgénérationnel

proreta-13

Lorsque nous venons au monde, nous héritons d’un patrimoine génétique issu de nos deux parents ; 50% du père, 50% de la mère.

Nous héritons aussi parfois « d’un poids » reposant sur nos épaules, une loyauté familiale, une obligation inconsciente de se diriger dans telle ou telle voie, voire de répéter un schéma.

Nous héritons de leur ressemblance, mais pas seulement, nous avons aussi leurs qualités et leurs défauts, ceux qui sont déjà parents le savent bien.

À chaque nouvelle génération, à l’instar des ordinateurs, nous avons une mise à jour de la séquence ADN. Peut-être est-ce la raison pour laquelle les enfants ont une telle facilité avec l’utilisation de l’informatique…

Au bas de cette page, je vous invite à lire l’article reproduit du magazine science & vie qui parle du stockage des données dans l’ADN. Mais auparavant, je vous apporte un élément de réponse :

L’espace considérable disponible dans notre ADN est probablement de 20 tera par cellule (de 20x à 40x plus important que nos ordinateurs personnels). Ce constat a suscité la réflexion de l’utilité d’un tel espace !

Il semblerait que cela soit pour stocker l’histoire familiale, du premier individu jusqu’à nous.

Toutefois, selon les travaux des chercheurs en transgénérationnel, l’influence négative transmise par nos aïeuls ne devrait pas dépasser trois, voire quatre générations.

Le travail que nous pouvons faire est de construire un génosociogramme, qui est un arbre généalogique orienté, pour en déceler les histoires cachées et ensuite les résoudre.

Des chercheurs ont réussi à stocker des images et des sons sur la molécule qui contient le code génétique des êtres vivants.

SYNTHÉTIQUE

100 millions d’heures de vidéo en haute définition enregistrées dans un volume équivalent à une tasse d’ADN ! Enfin la solution pour archiver les 3000 milliards de milliards de bytes de données existantes ? C’est devenu une solution possible depuis que des chercheurs du LEBM-Institut européen de bio-informatique ont démontré qu’il est possible de stocker une grande variété d’informations dans l’ADN synthétique.

Martin Luther King et Shakespeare

Les données stockées peuvent ensuite être récupérées par séquençage de l’ADN. Pour leurs essais, les chercheurs ont ainsi encodé un fichier MP3 avec 26 secondes du fameux discours de Martin Luther King « I Had a dream » et les 154 sonnets de Shakespeare (sous forme de texte ASCII). Le résultat : un petit flocon de poussière d’ADN qui a été envoyé des États-Unis vers l’Allemagne où une autre équipe a pu récupérer les fichiers originaux avec une précision de 100%.

TRINAIRE

En fait, lire de l’ADN est assez simple, le principal obstacle à son utilisation comme support de stockage réside dans son écriture. La méthode utilisée ici est détaillée dans la revue Nature. Pour faire simple : les données numériques composées de successions de 0 et de 1 ont été transcrites une première fois en système trinaire utilisant des 0, des 1 et des 2. Puis à nouveau de manière à les faire correspondre aux quatre bases azotées qui composent l’ADN, en A, C, T et G.

Pour éviter les erreurs de lecture, les chercheurs ont décomposé le code en de multiples fragments d’ADN se chevauchant dans les deux sens, et indexés de façon à indiquer leur position précise dans l’ensemble.

Stable pour des milliers d’années

« Nous avons créé un code qui tolère les erreurs grâce à une structure moléculaire dont nous savons qu’elle durera pendant 10.000 ans, voire plus, dans de bonnes conditions », explique Nick Goldman, un des signataires de l’article. Car c’est bien là l’enjeu : les périphériques de stockage actuels autorisent un accès rapide mais leur durée de vie est limitée à quelques centaines d’années pour les plus performants.

MAMMOUTH

À l’inverse «  l’ADN est un outil de stockage d’information fiable car celui que nous pouvons extraire d’os de mammouths laineux vieux de plusieurs dizaines de milliers d’années est toujours exploitable », explique le chercheur. « Tant que quelqu’un connaitra le code, on pourra le lire en sens inverse à condition d’avoir un lecteur approprié », rajoute-t-il.

Les scientifiques envisagent d’utiliser l’ADN pour archiver des données ne nécessitant pas un accès fréquent mais devant être sauvegardées sur plusieurs générations comme par exemple l’emplacement des sites nucléaires dans le monde.

Joël Ignasse
Sciences et Avenir