L’hypnose enseignée à la fac de médecine de Brest

«Dormez, je le veux.» À partir de janvier 2015, l’université de Brest Bretagne Occidentale proposera une formation d’hypnothérapeute à tous les professionnels de santé. Il s’agit du premier diplôme inter-universitaire mixte en hypnose médicale et clinique, en partenariat avec l’Unité de formation et de recherche (UFR) Sciences Humaines et Sociales de Dijon.

«Ce projet est né à la demande du doyen de la Faculté de médecine de Brest, Christian Berthou», explique Lolita Mercadié, la responsable du diplôme universitaire, qui est également psychologue-thérapeute. Les médecines alternatives et complémentaires, dont l’acupuncture et l’homéopathie font partie au même titre que l’hypnose, sont un domaine que le doyen souhaite développer, comme le préconise un rapport de 2011 de la Haute autorité de santé (HAS). Après le diplôme d’homéopathie, ce nouveau projet validé cet été a déjà attiré une vingtaine de dossiers de candidatures.

«Il existe déjà huit diplômes universitaires en hypnose, mais ils dissocient l’hypnose médicale -pratiquée par les médecins- de l’hypnose clinique, qui est l’apanage des psychologues» développe Lolita Mercadié. Ce sont les universités de médecine qui délivrent les diplômes aux médecins et les universités de sciences humaines aux psychologues. «Avec ce nouveau diplôme mixte, on mélange les médecins, les infirmières, les aides-soignants, infirmières, sages-femmes, kinésithérapeutes, dentistes, psychologues, psychiatres, dans un parcours clinique et médical ouvert à tout le personnel soignant.» Deux places sont en outre réservées à des étudiants en fin de cycle (internes, dernière année de master de sciences humaines) qui ont un terrain d’application: internat ou stage.

Les modules de formation se dérouleront de janvier 2015 à juin, au rythme d’une semaine tous les 45 jours. La première semaine dédiée à la découverte de l’hypnose est placée sous la houlette de Lolita Mercadié: «des intervenants viendront présenter leur domaine d’application pendant une journée chacun, un anesthésiste-hypnothérapeute, une sage-femme…». Au terme de la formation, le diplôme sera délivré si le mémoire a été soutenu en septembre avec succès.

Par Diane de Fortanier www.figaro.fr